







Des tribunes rénovées et deux vestiaires en dialogue avec l’existant
Le stade disposait d’une tribune couverte en bois, implantée en lisière du terrain, dont la charpente, les gradins et le socle en béton avaient vieilli. Plutôt que de la remplacer, le parti pris a été de la conserver et de la valoriser, en faisant de ce bâtiment le point de départ de tout le projet.
La tribune est rénovée : la structure et la couverture sont reprises, les gradins et les garde-corps renouvelés. Le socle en béton, jusque-là simple soubassement, est transformé en prolongement des gradins bois vers le terrain. Il devient une série de larges marches en béton où l’on peut s’asseoir, au plus près du jeu. La tribune s’ouvre ainsi davantage sur la pelouse et accueille plus de spectateurs, dans une relation plus directe avec le terrain.
De part et d’autre de la tribune, deux bâtiments bas accueillent les vestiaires. Leur toiture à un seul pan, avec son débord charpenté en bois, reprend la forme du toit de la tribune existante, de sorte que l’ensemble se lit comme une même famille de volumes. Sobres et discrets, ils associent un soubassement en béton et des façades enduites claires, ponctuées de portes sombres et de fenêtres en bandeau. Leur implantation, calée contre le talus et entourée de plantations, les fond dans le paysage boisé.
Le projet apporte enfin une échelle cohérente avec celle d’un terrain de football. Les volumes restent bas et allongés, parallèles à la ligne de touche, et suivent la longueur du terrain sans jamais le dominer. La tribune centrale, plus haute, joue le rôle de repère, encadrée par les deux vestiaires plus modestes. Cette composition horizontale, proportionnée aux dimensions du terrain et à la hauteur des arbres qui l’entourent, évite tout effet monumental et préserve le caractère de stade de proximité.
Rénovation, extension des gradins et vestiaires neufs forment ainsi un ensemble cohérent, économe et lisible, qui respecte l’existant tout en répondant aux usages d’aujourd’hui.